La reconstruction de la passerelle Jean Abisse constitue un projet majeur pour les habitants et les usagers des Prés-de-Vaux. Fermée depuis 2020 en raison de problèmes structurels importants, cette liaison historique entre les deux rives du Doubs va laisser place à un ouvrage moderne, sécurisé et mieux adapté aux besoins actuels.
L’ancienne passerelle représentait un danger depuis plusieurs années. Aussi a-t-il été décidé d’en interdire l’accès et la circulation afin de garantir la sécurité des usagers. Après une phase d’analyse minutieuse sur la vétusté de l’édifice, des préconisations ont été faites pour la réalisation d’une future passerelle qui offrira avant tout un niveau de sécurité optimal. L’ancienne structure, fragilisée par le vieillissement de ses matériaux, ne permettait plus d’assurer une circulation sans risque. Le nouvel ouvrage garantira aux piétons et aux cyclistes des déplacements fiables et confortables pour de nombreuses années.
Avec une largeur de 4 mètres, la passerelle facilitera la cohabitation entre les différents usagers. Les déplacements quotidiens, les promenades et les pratiques cyclables seront rendus plus agréables grâce à un espace de circulation plus généreux et mieux adapté aux usages contemporains.
Le projet contribuera également à renforcer les mobilités douces sur le territoire. La passerelle permettra notamment d’assurer la continuité de l’itinéraire cyclable européen EuroVelo 6 entre la Malate et les Prés-de-Vaux, favorisant ainsi les déplacements à vélo et les pratiques touristiques.
Au-delà de sa fonction de franchissement, la nouvelle passerelle participera à la mise en valeur du site. Son architecture légère et intégrée préservera les vues sur le paysage, tout en créant un lien harmonieux entre le centre historique de Besançon et les espaces naturels situés en amont du Doubs. L’ouvrage offrira également un accès adapté aux services de secours, même en cas de crue centennale, renforçant ainsi la sécurité du secteur.

Un chantier d’envergure qui va perturber la circulation chemin de la Malate jusqu’à fin 2027
La reconstruction de la passerelle est rendue indispensable par l’état avancé de dégradation de la structure existante. Ajoutons à cela des édifices importants à remplacer et consolider dans une zone assez contrainte en matière d’espace. Si bien que la circulation sur le chemin de la Malate sera perturbée ponctuellement, sur plusieurs périodes, au cours des 18 mois prochains. Sur cette durée, le chantier nécessitera sur certaines périodes la fermeture complète ou partielle à la circulation automobile sur le chemin de la Malate. Une communication spécifique sera mise en œuvre durant les travaux, mais nous invitons d’ores et déjà les automobilistes à anticiper ce changement dans leurs habitudes de déplacement.
Des travaux lourds mais respectueux de l’environnement
Car le projet est ambitieux. Les analyses ont en effet démontrées que les câbles métalliques intégrés au béton précontraint, essentiels à sa solidité des piliers, ont subi les effets de la corrosion au fil des décennies. Cette détérioration progressive a fragilisé l’ouvrage au point de rendre toute réparation durable impossible.
Les travaux prévoient ainsi la dépose complète de l’ancienne passerelle et la construction d’un nouvel ouvrage. Les piles existantes situées dans le Doubs seront conservées, puis réparées et renforcées afin de prolonger leur durée de vie. Une attention particulière sera portée à la pile centrale, dont les fondations ont été fragilisées par l’érosion naturelle du lit de la rivière. Les culées, situées aux extrémités de la passerelle, seront quant à elles entièrement reconstruites.
Le chantier a été conçu dans le respect de l’environnement. De nombreuses études écologiques, environnementales et hydrauliques ont été réalisées afin de limiter l’impact des travaux sur le milieu naturel. La méthode de construction retenue présente un avantage important : elle ne nécessite aucun ouvrage provisoire dans le lit du Doubs, ce qui permet de préserver les écoulements de la rivière ainsi que la faune et la flore locales.
À l’issue du chantier, les abords de la passerelle feront l’objet d’un aménagement paysager et d’une renaturation visant à valoriser le cadre naturel exceptionnel des Prés-de-Vaux.
Par ce projet, la Ville de Besançon investit dans un équipement durable, sécurisé et respectueux de son environnement, tout en améliorant les conditions de déplacement des habitants, des cyclistes et des visiteurs.
Coût du chantier : 8 M€
Financement : Ville de Besançon – Grand Besançon Métropole – Département du Doubs – Région Bourgogne Franche-Comté – Etat – Europe
Collection privée