
Entré il y a vingt ans au Grand Besançon, Nyls Gaugy est aujourd’hui chef d’équipe maçon au service Voirie. Un métier de terrain où l’esprit collectif reste essentiel.
Ce matin-là, au rond-point Berlioz, à Palente, l’équipe remet aux normes PMR les traversées piétonnes. « On pose des pavés podotactiles pour les personnes malvoyantes et on abaisse les accès pour les fauteuils roulants », explique Nyls Gaugy. Autour de lui, chacun connaît son rôle. C’est avant tout un travail de groupe où chacun apporte sa vision des choses. Je suis là pour
gérer l’avancée du chantier, veiller à la sécurité et faire en sorte que tout se passe bien, autant dans l’équipe qu’avec les riverains. »
Agent de maîtrise depuis 2021, nommé chef d’équipe en 2025, il coordonne avec son équipe les travaux de trottoirs, bordures, escaliers ou murs de soutènement réalisés dans toute la ville. « Nous sommes les « matériaux blancs », c’est-à-dire la maçonnerie… Ensuite, les « matériaux noirs » viendront poser l’enrobé », précise-t-il.
Horaires fixes et stabilité
Entré dans la collectivité il y a vingt ans, après un début de carrière dans les maisons individuelles, ce titulaire d’un CAP-BEP maçonnerie et d’un bac professionnel dans les métiers du bâtiment cherchait alors davantage de stabilité.
J’allais avoir mon premier enfant. La sécurité de l’emploi, les horaires fixes – 7h30-15h30 – alternant semaine de 4 et 5 jours ont compté dans mon choix.
Avant d’attaquer un chantier, tout est préparé en amont : plans des réseaux souterrains, commandes de béton, livraison des bordures, places de stationnements réservées… « Sur place, on sécurise les abords, la circulation piétonne et on se met au travail. »
Toujours dehors
Ce qu’il apprécie le plus ?
Être dehors et jamais dans un bureau… et ne jamais faire la même chose.
Le chef d’équipe assure aussi des astreintes environ une semaine sur huit. Arbre tombé sur la chaussée, grille volée, borne arrachée : « On peut être appelé jour et nuit. »
Le plus difficile ? « Travailler sous une forte pluie ou par 40 degrés, ce n’est pas le plus agréable. Et les gens râlent parfois, même quand on refait simplement un trottoir. » Malgré cela, après vingt ans sur le terrain, la motivation reste intacte.
On voit concrètement ce qu’on réalise. C’est ça qui est satisfaisant.
Grand Besançon Métropole recrute régulièrement des maçons. Si vous êtes intéressés, rendez-vous sur : emploi.grandbesancon.fr