L’horlogerie se comprend en la pratiquant ! C’est la conviction des étudiants de Supmicrotech, l’école d’ingénieurs spécialisée dans les microtechniques de Besançon, réunis au sein de leur association étudiante : Mu-Chrono. Ses membres et son président Léo-Paul Francesconi incarnent les nouvelles générations d’étudiants pour lesquels l’horlogerie est une passion.

Biberonnés à la montre

Chez beaucoup d’étudiants de Supmicrotech, la vocation est instinctive.
À Besançon et dans sa région, l’horlogerie est partout : le Musée du Temps, la saga Lip, les manufactures, la route des microtechniques de Besançon à Morteau.
« Grandir dans un environnement pareil, entouré de savoir-faire et d’histoire, éveille naturellement la curiosité et un attrait pour l’horlogerie », résume Léo-Paul Francesconi.
Supmicrotech, s’inscrit dans cet héritage de l’horlogerie à la micromécanique vers les microtechniques. Seule école d’ingénieurs en France sur ces disciplines, elle forme depuis des décennies techniciens et ingénieurs qui font carrière dans tous les secteurs où la miniaturisation et la précision sont indispensables.

Toucher avant de comprendre

La mission première de l’association Mu-chrono : faire manipuler des mouvements mécaniques aux étudiants y compris à ceux qui ne suivent pas une filière horlogère. Monter, démonter, remonter. « C’est chirurgical », dit Léo-Paul, tout en ajoutant que les montres sont « des produits proches de l’excellence pour lire l’heure, alors qu’on n’en a techniquement plus besoin. »
L’association organise des visites de manufactures, des échanges avec des professionnels du secteur.  

« Les élèves en alternance nous permettent d’avoir des contacts avec les entreprises et de créer de nouveaux partenariats ».

Tout est pensé pour que l’horlogerie reste un objet vivant, pas seulement un programme. Un groupe de travail conçoit également une maquette pédagogique de complications (affichage de la date, phases de la lune…). Plusieurs maquettes seront présentées au public lors des 24h du temps.

Porter l’histoire

Vivre l’horlogerie de l’intérieur, c’est aussi en comprendre l’histoire. Le thème Vintage de cette édition des 24h du temps parle naturellement à ces étudiants. « C’est à la fois technique et esthétique », explique Léo-Paul pour lequel les pièces des années 80-90, avec leur patine sont une façon de porter une époque. Les manufactures l’ont compris et sortent des modèles néo-vintage. « On voit le même engouement avec l’automobile », dit-il, « la Fiat 500, la Renault 5. » Une manière, pour cette génération, d’allier histoire et innovation.

Retrouvez Mu-Chrono lors de la 12e édition des 24h du temps, les 20 et 21 juin, dans la cour du Palais Granvelle. Découvrez également les autres participants ainsi que le programme complet sur : les24hdutemps.fr

Photos : Supmicrotech