Ambassadrice des Grandes Heures Nature, la triathlète bisontine met un terme à dix années passées au plus haut niveau du triathlon longue distance. Une carrière riche de titres et de performances internationales, mais un attachement intact au Grand Besançon, où elle continuera de s’entraîner… cette fois pour le plaisir.

Après dix ans parmi l’élite mondiale, Justine Mathieux a choisi de tourner la page. À 30 ans, la championne de France 2025, auteure de six podiums sur le circuit Ironman et qualifiée à quatre reprises pour les championnats du monde, met un terme à sa carrière de sportive de haut niveau. « Aujourd’hui, il est temps pour moi de dire au revoir au sport de haut niveau. Je n’ai plus cette flamme capable de tout sacrifier », confie-t-elle.

Une nouvelle vie s’ouvre désormais à la Bisontine, qui prépare le concours d’officier de police avec l’ambition de devenir commissaire. Mais une chose ne changera pas : son attachement au territoire qui l’a vue grandir sportivement.

Le meilleur spot

Professionnelle depuis 2019, Justine Mathieux s’est toujours entraînée presque exclusivement dans le Grand Besançon, tout en disputant les plus grandes épreuves internationales. Fidèle à sa licence au club de triathlon de Besançon, elle est restée profondément attachée à ce terrain de jeu qui l’a accompagnée tout au long de sa carrière.

Le Grand Besançon est le meilleur spot pour s’entraîner !

Pendant des années, ses semaines ont compté entre 20 et 25 heures d’entraînement, jusqu’à 30 heures dans les périodes les plus intenses. Les bois de Chailluz, Bregille, la Malate, Montfaucon, la vallée de la Loue ou encore le mont Poupet lui sont devenus familiers.

En vélo aussi, c’est un terrain de jeu extraordinaire. On peut rouler sans être gêné par les voitures, depuis Beure, via Arguel et Montrond-le-Château.

Un terrain de jeu pour toujours

Ancienne nageuse à l’ANB, passée par la section sport de Jules Haag avant de retrouver le haut niveau en 2017, Justine Mathieux s’est rapidement imposée parmi les meilleures spécialistes françaises des longues distances. Sa première victoire professionnelle sur l’Ironman 70.3 des Sables-d’Olonne, en 2020, demeure son plus beau souvenir sportif.

Une page se tourne, mais pas son goût de l’effort. Si la compétition appartient désormais au passé, les routes et les collines du Grand Besançon continueront d’accompagner ses sorties. Cette fois, sans chrono ni objectif de performance, simplement par passion.