Récompensé au Concours Lépine 2026, le bâton de randonnée Pouss’O’Q, imaginé par le sculpteur bisontin Pierre Duc et son comparse Patrick Guillaume, entre dans sa dernière ligne droite avant sa commercialisation en octobre.
Huit années de réflexions, d’essais et de prototypes auront été nécessaires. Le résultat ? Un bâton de randonnée qui ne se contente plus d’accompagner le marcheur, mais l’aide réellement à progresser. Inspiré des prothèses utilisées par les athlètes paralympiques, le Pouss’O’Q (marque déposée), associe une tige en carbone à un pied articulé doté d’un ressort qui restitue l’énergie à chaque pas.
Propulser le marcheur
« C’est comme un exosquelette avec lequel on ressent une véritable restitution de force, résume Pierre Duc. À la montée, le bâton propulse le marcheur ; à la descente, il amortit les chocs. La poignée rotative est aussi essentielle : elle accompagne naturellement le mouvement tandis que le pied articulé épouse le terrain avec une précision extrême. Il faut un petit apprentissage pour comprendre le truc ».




L’idée est née… lors d’une randonnée dans les Alpes.
Je marchais derrière une de mes ex qui allait beaucoup plus vite que moi. Il fallait bien trouver une solution pour la rattraper !
Avec Patrick Guillaume, fondeur d’art en Haute-Saône, il transforme cette boutade en véritable défi technique.
Lépine et médecine du sport
Les deux inventeurs n’imaginaient pas repartir du Concours Lépine avec une médaille de bronze et la Grande médaille de la Société française de médecine de l’exercice et du sport. « Nous voulions surtout savoir si notre invention tenait la route. Sur près de 1000 personnes qui l’ont testée, 800 ont été conquises », se réjouit le duo.

Breveté et assemblé en France, le Pouss’O’Q intègre majoritairement des composants fabriqués en Franche-Comté. Il peaufine actuellement ses derniers réglages avant sa commercialisation, prévue en octobre. Deux modèles seront proposés aux alentours de 200€










